
1. Age:
2. Sexe:
3. Région domiciliaire:
4. Depuis combien naviguez-vous sur Internet ?
RELATIONS SOCIALES
5. De quelle façon, Internet a-t-il changé les rapports que vous entreteniez avec les membres de :
a) votre famille ?
b) vos amis ? :
c) vos relations ? :
6. Quel type de relations entretenez-vous sur Internet (amitié, affaire, etc.) et qu'en retirez-vous ?
CULTURE ET IDENTITÉ
7. Naviguez-vous principalement sur les sites québécois, francophones, américain ou internationaux ?
Pourquoi ?
8. Nommez cinq types de sites que vous visitez le plus fréquemment (sans restriction territoriale).
9. Que pensez-vous du contenu des sites que l'on retrouve sur l'inforoute du Québec ?
10. Quel impact croyez-vous qu'Internet peut avoir sur la culture et l'identité québécoise ?
IMPLICATION
11. Faites-vous partie de regroupements d'Internautes , de quel type ?
12. Comment vous identifiez-vous en tant que citoyen du Net ?
13. Quel est ou sera votre participation au développement d'Internet ?
ENJEUX
14. Que pensez-vous de la façon dont est représenté Internet dans les médias traditionnels ?
15. Plusieurs enjeux sont présentement débattus sur Internet. Avez-vous une opinion précise sur chacun de ces enjeux ? :
a) la liberté d'expression, la censure ?
b) l'appropriation du pouvoir par les gouvernements, les industriels ou le peuple ?
c) autres ?
16. Croyez-vous qu'Internet puisse favoriser l'égalité sociale ?
VISION D'AVENIR
17. Finalement comment imaginez-vous l'avenir de notre société face au développement d'Internet ?
18. Autres commentaires.
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John P. Barlow
Cofondateur de l'Electronic Frontier Foundation
Serveur web de l'EFF, 9 février 1996
Traduction Hache 18.2.96
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Gouvernements du monde industriel, vous géants fatigués de chair et d'acier, je viens du Cyberespace, le nouveau domicile de l'esprit. Dans l'intérêt du futur, je vous demande à vous du passé de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez pas de souveraineté où nous nous rassemblons.
Nous n'avons pas de gouvernement élu, et il est improbable que nous en ayons un jour, aussi je ne m'adresse à vous avec aucune autre autorité que celle avec laquelle la liberté s'exprime. Je déclare l'espace social global que nous construisons naturellement indépendant des tyrannies que vous cherchez à nous imposer. Vous n'avez aucun droit moral de dicter chez nous votre loi et vous ne possédez aucun moyen de nous contraindre que nous ayions à redouter.
Les gouvernements tiennent leur juste puissance du consentement de ceux qu'ils gouvernent. Vous n'avez ni sollicité ni reçu le nôtre. Nous ne vous avons pas invités. Vous ne nous connaissez pas, et vous ne connaissez pas notre monde. Le Cyberespace ne se situe pas dans vos frontières. Ne pensez pas que vous pouvez le construire, comme si c'était un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C'est un produit naturel, et il croît par notre action collective.
Vous n'avez pas participé à notre grande conversation, vous n'avez pas non plus créé la richesse de notre marché. Vous ne connaissez pas notre culture, notre éthique, ni les règles tacites qui suscitent plus d'ordre que ce qui pourrait être obtenu par aucune de vos ingérances.
Vous prétendez qu'il y a chez nous des problèmes que vous devez résoudre. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre enceinte. Beaucoup de ces problèmes n'existent pas. Où il y a des conflits réels, où des dommages sont injustement causés, nous les identifierons et les traiterons avec nos propres moyens. Nous sommes en train de former notre propre Contrat Social. Cette manière de gouverner émergera selon les conditions de notre monde, pas du vôtre. Notre monde est différent.
Le Cyberespace est fait de transactions, de relations, et de la pensée elle-même, formant comme une onde stationnaire dans la toile de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n'est pas où vivent les corps.
Nous sommes en train de créer un monde où tous peuvent entrer sans privilège et sans être victimes de préjugés découlant de la race, du pouvoir économique, de la force militaire, ou de la naissance.
Nous sommes en train de créer un monde où n'importe qui, n'importe où, peut exprimer ses croyances, aussi singulières qu'elles soient, sans peur d'être réduit au silence ou à la conformité.
Vos concepts légaux de propriété, d'expression, d'identité, de mouvement, de contexte, ne s'appliquent pas à nous. Il sont basés sur la matière, et il n'y a pas ici de matière.
Nos identités n'ont pas de corps, c'est pourquoi, contrairement à ce qui se passe chez vous, il ne peut pas, chez nous, y avoir d'ordre accompagné de contrainte physique. Nous croyons que c'est de l'éthique, de la défense éclairée de l'intérêt propre et de l'intérêt commun, que notre ordre émergera. Nos identités peuvent être distribuées à travers beaucoup de vos juridictions. La seule loi que toute nos cultures constituantes pourraient reconnaître généralement est la règle d'or ["Traite les autres comme tu aimerais qu'ils te traitent" (ndt)]. Nous espérons pouvoir bâtir nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.
Aux Etats-Unis, vous avez aujourd'hui créé une loi, le Telecommunications Reform Act, qui répudie votre propre Constitution et insulte les rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, DeToqueville et Brandeis. Ces rêves doivent maintenant renaître en nous.
Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu'ils sont natifs dans un monde où vous serez toujours des immigrants. Parce que vous les craignez, vous confiez à vos bureaucraties les responsabilités de parents auxquelles vous êtes trop lâches pour faire face. Dans notre monde, tous les sentiments et expressions d'humanité, dégradants ou angéliques, font partie d'un monde unique, sans discontinuité, d'une conversation globale de bits. Nous ne pouvons pas séparer l'air qui étouffe de l'air où battent les ailes.
En Chine, en Allemagne, en France, à Singapour, en Italie et aux Etats-Unis, vous essayez de confiner le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du Cyberespace. Il se peut que ceux-ci contiennent la contagion quelque temps, mais ils ne fonctionneront pas dans un monde qui sera bientôt couvert de média digitaux.
Vos industries de plus en plus obsolètes se perpétueraient en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent décider de la parole elle-même dans le monde entier... Ces lois déclareraient que les idées sont un produit industriel comme un autre, pas plus noble que de la fonte brute... Dans notre monde, quoi que l'esprit humain crée peut être reproduit et distribué à l'infini pour un coût nul. L'acheminement global de la pensée n'a plus besoin de vos usines.
Ces mesure de plus en plus hostiles et coloniales nous placent dans la même situation que ces amoureux de la liberté et de l'auto-détermination qui durent rejeter les autorités de pouvoirs éloignés et mal informés. Nous devons déclarer nos personnalités virtuelles exemptes de votre souveraineté, même lorsque nous continuons à accepter votre loi pour ce qui est de notre corps. Nous nous répandrons à travers la planète de façon à ce que personne puisse stopper nos pensées.
Nous créerons une civilisation de l'esprit dans le Cyberespace.
Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde issu de vos gouvernements.
Davos, Suisse 8 février 1996
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Méthodologie de l'enquête
Récolte de l'information
Les enquêtes du RISQ sont non probabilistes, reposant sur une participation volontaire des internautes effectuée par le biais du Web. Plus particulièrement, les données de la troisième enquête ont été recueillies sur le site Web du RISQ du 1er au 31 mars 1997 au moyen de deux questionnaires électroniques. Le premier contenait 21 questions et le deuxième, 3 à 5, dépendamment de certaines réponses données au premier questionnaire. Quatre sujets ont été abordés: l'utilisation d'Internet, l'utilisation du W3, les transactions commerciales sur Internet et l'installation informatique/la connexion au réseau. De plus, une section "Informations générales" visait à récolter de l'information sur le profil socio-démographique des répondants. Transmises de façon électronique, les réponses ont été automatiquement sauvegardées dans un fichier qui a plus tard été interrogé pour la compilation des résultats. La participation des internautes québécois s'est avérée très importante: nous avons reçu 7 711 questionnaires complétés. Une validation de ces questionnaires a conduit au retrait de 183 d'entre eux (voir un peu plus bas). L'analyse des résultats repose donc sur 7 528 groupes de réponses, ce qui constitue une augmentation de 35% par rapport à la deuxième enquête (tenue au mois de septembre 96) et de 118% par rapport à la première (menée en mars 96). Il est à noter que 20% des répondants à la troisième enquête avaient participé à la deuxième enquête et 11% à la première. Ceci constitue un biais méthodologique par rapport à un sondage aléatoire1 (voir plus bas).
Diffusion de l'enquête
Plusieurs actions ont été entreprises pour faire connaître l'enquête au plus grand nombre d'internautes possible :
Ce sont ces deux dernières actions qui ont le plus contribué à accroître la visibilité de l'enquête. La réponse aux demandes d'hyperliens a d'ailleurs été très enthousiaste : plus de 60 sites Web québécois ont pointé vers l'enquête, dont plusieurs ayant une très grande visibilité. Ces mentions de l'enquête ont été vues par plus des deux-tiers des répondants. En effet, à la question "Où avez-vous entendu parler de l'enquête ?",
68% des répondants ont sélectionné le choix de réponse "Sur le Web". Les publications imprimées (journaux et magazines) ont appris l'existence de l'enquête à 13% des répondants, la télévision à 10% d'entre eux, le bouche à oreille (d'amis, de parents ou de collègues de travail) à 5%, les babillards électroniques à 3%, la radio à 2% et les forums de discussion à 2% également.
Validation des questionnaires
La récolte d'informations par le biais du Web comporte des difficultés spécifiques, en vertu desquelles nous avons développé une méthode de travail rigoureuse. Ces difficultés sont les suivantes:
Dans notre cas, la première difficulté fait référence à la possibilité que des internautes résidant à l'extérieur du Québec aient complété le questionnaire. Pour identifier ces questionnaires - afin de les retirer de notre base de données - nous avons soigneusement examiné les adresses des ordinateurs à partir desquelles ils ont été remplis et envoyés (c'est-à-dire les noms de domaine des ordinateurs). Une lecture attentive des questionnaires ayant manifestement été complétés à partir de machines hors Québec a conduit à l'élimination de 9 questionnaires (en provenance des États-Unis, de l'Europe et du Nouveau-Brunswick).
La seconde difficulté, due à la possibilité qu'une personne réponde plusieurs fois au questionnaire, a été traitée en deux étapes. Dans un premier temps, nous avons identifié les questionnaires envoyés au moyen d'un même logiciel de navigation tels qu'identifiés par un cookie. Un examen de ces questionnaires a été fait dans le but de départager ceux qui avaient vraisemblablement été remplis par une même personne de ceux qui auraient été complétés par différents membres d'une famille, collègues de bureau ou amis se servant du même logiciel de navigation. Tous les logiciels ne reconnaissant pas les cookies, nous avons dans un deuxième temps utilisé un programme repérant les formulaires pour lesquels un certain nombre de réponses étaient exactement identiques. En tout, ce sont 166 questionnaires "fautifs" qui ont ainsi été identifiés.
Finalement, 8 questionnaires incomplets ont été repérés. Globalement, donc, 183 questionnaires "fautifs" ont été indentifiés et discartés de la base de données. Ceci correspond à 2,4% de l'ensemble des formulaires reçus.
Analyse des informations recueillies
Il est important de savoir que les personnes qui ont complété le questionnaire de l'enquête ont :
1. entendu parler de l'enquête;
2. décidé eux-mêmes de répondre au questionnaire.
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Les données recueillies ne proviennent pas de personnes ayant été sélectionnées aléatoirement parmi la population internaute québécoise. Or, un échantillonnage aléatoire au sein d'une population est nécessaire pour que l'on puisse faire une projection des caractéristiques de l'échantillon vers l'ensemble de cette population. Il est donc important de souligner que l'analyse des réponses au questionnaire ne s'applique qu'à l'ensemble des personnes ayant répondu aux questions, et non pas à l'ensemble des internautes québécois.
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Qui sont les répondants ?
Il semble que les répondants à l'enquête soient plus "branchés", en moyenne, que l'ensemble des usagers québécois. En effet, la comparaison des résultats de la deuxième enquête à ceux des sondages effectués par le groupe Impact Recherche dans la région de Montréal2 montrait que :
On peut présumer que ces différences sont attribuables au fait que l'enquête s'est déroulée sur le Web: pour y participer, les internautes devaient d'abord en entendre parler. Or, c'est surtout sur le Web que l'annonce de la tenue de l'enquête a été véhiculée. Il n'est donc pas surprenant que les participants à l'enquête soient de plus importants "consommateurs Internet" que l'ensemble des usagers québécois. Le fait qu'ils soient particulièment "branchés" s'avère fort intéressant : on peut présumer que leur profil d'utilisation du réseau est avant-gardiste et annonce ainsi certaines tendances à venir.
À noter qu'il est plausible que les femmes soient sous-représentées parmi les répondants aux enquêtes. En effet, les femmes consacrant moins de temps que les hommes à naviguer sur le Web6, il est probable qu'elles soient moins nombreuses, en proportion, à prendre connaissance des enquêtes. Un sondage effectué par les compagnies CommerceNet et Nielsen Media Research auprès des internautes canadiens et américains au mois d'août 1995 a fait ressortir ce biais potentiel7.
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1 Il existe une probabilité infime, lors d'un sondage aléatoire, qu'une personne soit sélectionnée à deux reprises à l'intérieur de six mois pour participer à un même sondage.
2 Impact Recherche effectue depuis le mois d'août 1995 un sondage hebdomadaire sur l'utilisation d'Internet dans la région de Montréal. Les statistiques qui sont présentées plus loin dans le texte reposent sur l'ensemble des sondages réalisés entre les mois de janvier et septembre 1996 (inclusivement). La marge d'erreur se situe à 5 % à un niveau de confiance de 95 %.
3 Parmi les répondants à l'enquête résidant dans la région de Montréal, 84 % possèdent une connexion résidentielle. Selon Impact Recherche, ce pourcentage se chiffrerait à 41 % pour l'ensemble des internautes montréalais.
4 Selon Impact Recherche, 62 % des internautes montréalais consacreraient moins de 5 heures par semaine à Internet et 15 % plus de 10 heures. Or, 51 % des répondants montréalais à l'enquête du RISQ utiliseraient le réseau à des fins de divertissement (seulement) pour moins de 5 heures par semaine, et 26 % pour plus de 10 heures.
5 Toujours selon Impact Recherche, 48 % des internautes québécois auraient moins de 6 mois d'expérience avec le réseau et 27 % plus d'un an. Ces pourcentages s'élèvent respectivement à 22 % et 53 % parmi les répondants montréalais à l'enquête du RISQ.
6 Pour chacune des enquêtes du RISQ, on remarque que les répondants consacrent en moyenne plus de temps au réseau que les répondantes (voir info détaillée pour la troisième enquête).
7 L'enquête a été effectuée de deux façons : sur le Web, au moyen d'un questionnaire électronique, et par téléphone, en utilisant un échantillon généré de façon aléatoire. La comparaison des résultats des deux études a permis de conclure à la sous-représentativité des femmes parmi les répondants à l'étude Web. Le sommaire des résultats de l'enquête sont disponibles sur le Web à l'adresse suivante : http://www.nielsenmedia.com/commercenet/exec_sum.html (le rapport complet est vendu à 5 000$).
© RISQ, 1997
Points saillants de la troisième enquête
Informations générales
Le profil socio-démographique des répondants à la deuxième enquête (septembre 96) s'avérait plus diversifié que celui des pariticipants à la première enquête (mars 96). Cette tendance se poursuit avec la troisième enquête: entre autres, les femmes et les personnes âgées de moins de 25 ans ou de plus de 45 ans ont une présence accrue parmi les participants.
Sexe des répondants
La proportion de femmes, parmi les répondants, ne cesse d'augmenter. En effet, cette proportion s'élève à 25,7% pour la troisième enquête alors qu'elle se chiffrait à 18,3% lors de la deuxième enquête et à 14,7% lors de la première enquête.
Âge
Les internautes âgés entre 25 et 44 ans, qui représentaient 56,9% des participants à la première enquête, comptent pour 48,9% des répondants à la troisième enquête. En contrepartie, la représentation des internautes âgés de moins de 25 ans et des internautes âgés de 45 ans ou plus a augmenté entre les deux enquêtes.
Milieu de vie
La majorité des répondants vivent en couple. On observe toutefois une hausse de la proportion des participants qui vivent avec leurs parents ou avec des colocataires.
Nombre d'enfants
Près de la moitié des répondants âgés de plus de 18 ans n'ont pas d'enfant.
Région habitée
La plus grande diversification géographique des répondants, notée lors de la deuxième enquête, s'accentue. En effet, la proportion des répondants provenant des régions de Montréal et de Québec a diminué, au profit des autres régions du Québec.
Niveau de scolarité
Pour cette variable également, on remarque une continuité par rapport à la deuxième enquête: quoiqu'encore très supérieur à celui de l'ensemble des Québécois, le niveau de scolarité des participants continue, en moyenne, de diminuer.
Occupation principale
Conséquence de la présence accrue des plus jeunes et des plus âgés, les proportions de répondants encore aux études ou à la retraite ont augmenté.
Revenu familial annuel brut
Par rapport à la deuxième enquête, la proportion de répondants ayant un revenu inférieur à 20 000$ est en hausse, alors que celle des répondants ayant un revenu supérieur à 60 000$ est en baisse.
Travailleurs: diverses caractéristiques
On observe, parmi les répondants, une proportion de travailleurs autonomes très supérieure à celle que l'on retrouve chez l'ensemble de la main-d'oeuvre québécoise. Également, la proportion de professionnels ou de travailleurs occupant un poste d'administration/gestion s'avère plus élevée au sein des participants que parmi les travailleurs québécois.
Étudiants: niveau et champ d'études
Les étudiants au secondaire et au collégial sont plus nombreux, en proportion, que lors de la deuxième enquête. Parmi les cégépiens, on note une augmentation de la proportion de ceux qui sont inscrits à un programme pré-universitaire, aux dépens de ceux qui suivent un programme technique.
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Connexion au réseau
Systèmes d'exploitation utilisés
Que ce soit à la maison, au travail ou dans les établissements d'enseignement, l'utilisation du système d'exploitation Windows 95 ne cesse d'augmenter, principalement aux dépens du système Windows 3.1 et des Macintosh.
Lieux de connexion
Comme pour les deux premières enquêtes, c'est de la maison que se branchent le plus grand nombre de participants (soit 91,5% d'entre eux). Similairement aux autres enquêtes, également, on note que davantage d'hommes que de femmes accèdent à Internet de la maison ou du travail.
Connexions résidentielles: vitesse et coût
Dans l'ensemble, la vitesse des connexions résidentielles a fortement augmenté par rapport à la deuxième enquête. Toutefois, on note une certaine stabilité des montants que les répondants consacrent à leur connexion.
Connexions résidentielles: niveau de satisfaction
La très forte majorité des répondants se disent satisfaits des services offerts par leur fournisseur de connectivité.
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Utilisation d'Internet
Usage du réseau
Comme pour la deuxième enquête, un peu plus de la moitié des répondants affirment se servir du réseau à des fins surtout personnelles (soit 55,6% d'entre eux).
Services connus
Le courrier électronique et le Web sont de loin les services d'Internet connus par le plus grand nombre de répondants. Ainsi qu'on l'observait pour la deuxième enquête, de moins en moins de répondants se disent familiers avec tous les autres services d'Internet, à l'exception du service de conversation chat/IRC, qui ne cesse de gagner en popularité.
Services les plus utilisés
Le Web, le courrier et le service chat/IRC constituent encore les services utilisés le plus fréquemment par les répondants. À noter que les femmes sont toujours, en proportion, plus nombreuses que les hommes à se servir d'abord et avant tout du courrier, et que ce sont les jeunes âgés de moins de 25 ans qui sont les plus importants consommateurs du service chat/IRC.
Nombre d'heures/semaine d'utilisation pour se divertir
Dans l'ensemble, on remarque une certaine stabilité du nombre d'heures d'utilisation du réseau, par semaine, à des fins de divertissement. Les répondants âgés entre 13 et 18 ans, ainsi que les répondants ayant 65 ans ou plus, s'avèrent être ceux qui consacrent le plus grand nombre d'heures par semaine au réseau pour se divertir.
Nombre d'heures/semaine d'utilisation pour le travail
Un peu plus du quart des répondants qui travaillent, soit 27% d'entre eux, utilisent Internet pour plus de 5 heures par semaine à des fins professionnelles. À noter que, parmi les répondants au travail, 46% consacrent plus de 5 heures au réseau, chaque semaine, pour se divertir.
Nombre d'heures/semaine d'utilisation pour les études
15% des répondants aux études se servent du réseau pour plus de 5 heures, par semaine, à des fins académiques. En comparaison, 53% d'entre eux utilisent Internet pour plus de 5 heures, hebdomadairement, à des fins de divertissement.
Nombre de mois ou d'années d'expérience
Par rapport à la deuxième enquête, on remarque une augmentation de la proportion des répondants ayant plus d'un an d'expérience avec le réseau, ainsi que de la proportion de répondants utilisant Internet depuis moins de six mois.
Appréciations diverses d'Internet
La moitié des participants à la troisième enquête affirment croire qu'Internet favorise les relations personnelles; 83% croient que l'on assiste, avec le réseau, à culturelle et 28% croient que certains types de contenu diffusés sur Internet devraient être censurés.
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Utilisation du W3
Motifs d'utilisation
Ainsi qu'on l'observait lors des deux premières enquêtes, la très grande majorité des répondants se servent du W3 pour se divertir (soit 90,5% d'entre eux). Une très forte proportion (soit 61,9%) disent également utiliser le Web pour se tenir au courant de l'actualité.
Appréciations diverses
Dans l'ensemble, la position des répondants par rapport à certains aspects du Web s'est améliorée par rapport à la deuxième enquête, que ce soit pour la quantité du contenu québécois ou du contenu francophone, du nombre de sites intéressants ou de la facilité de trouver une information précise.
Sites les plus fréquentés
Les 30 sites Web fréquentés par le plus grand nombre de participants sont tous nord-américains. Les outils de recherche et les sites d'information d'actualité font encore partie des sites les plus populaires parmi les répondants.
Logiciel de navigation
La perte de popularité du logiciel Netscape se poursuit, quoiqu'il soit encore utilisé par 71,4% de l'ensemble des répondants. Le logiciel Internet Explorer, en contrepartie, compte de plus en plus d'adeptes.
Utilisation d'applications externes
La proportion de répondants se servant de l'application Real Audio a connu une forte augmentation depuis la deuxième enquête.
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Transactions commerciales
Décision d'acheter
Près du quart des participants à la troisième enquête ont déjà commandé ou payé un produit sur le réseau. Comme pour les enquêtes précédentes, on note que les hommes sont plus nombreux que les femmes, en proportion, à effectuer ces types de transactions.
Produits achetés
Les produits informatiques (logiciels et matériel informatique) constituent encore les biens les plus achetés par les répondants. Une forte proportion de ceux qui ont déjà acheté quelque chose sur le réseau (soit 19,6% d'entre eux) ont consommé un produit d'information (tel un magazine électronique).
Paiement
La transmission du numéro de carte de crédit sur le réseau est le mode de paiement qu'a utilisé le plus grand nombre de répondants pour régler leurs transactions.
Valeur unitaire des produits
La valeur moyenne des produits qu'ont achetés les répondants est très diversifiée. Environ 30% d'entre eux se sont généralement procurés des biens valant entre 25$ et 50$; 29% d'entre eux, des biens valant moins de 25$ et 21% d'entre eux, des biens valant plus de 50$.
Raisons pour ne pas acheter
Ne pas vouloir donner son numéro de carte de crédit sur Internet et préférer acheter des produits en personne sont les deux raisons pour lesquelles le plus grand nombre de répondants n'ont pas encore effectué d'achat sur le réseau.
© RISQ, 1997
Vous pouvez consulter le site du RISQ pour des résultats d'enquête plus récents.
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